Rencontre : Thierry Huchet l’homme aux mains de cuivre
Créateur de luminaires, Thierry Huchet crée sa marque : Cuivre Island en 2012. Une passion, des créations, un métier, un aboutissement de nombreuses années.
À la découverte de son métier et de ses créations...
Comment est né Cuivre Island ?

- Luminaire Cuivre Island
« C’est là où c’est un long cheminement et un grand parcours. J’ai commencé à travailler très jeune dans la bijouterie fantaisie ; donc c’était déjà de la création, des chalumeaux, du cuivre, des émaux, des bracelets. Alors non seulement j’ai eu un apprentissage dans ce domaine là mais j’ai aussi monté ma société de bijouterie quand j’avais une vingtaine d’années. Après quatre ans et par manque d’expérience du terrain et de comptabilité j’ai préféré arrêter et travailler tranquillement. Ensuite, j’ai fait plusieurs métiers concernant les métaux, toujours avec du cuivre, ce qui m’a amené à devenir plombier puis professeur en plomberie/chauffage pendant vingt ans.
Je créais toujours en parallèle pour mon plaisir en dehors de mes activités professionnelles. Lorsque j’étais professeur, je me suis mis à créer des pièces un peu plus pointues avec mes apprentis que j’ai accompagnés vers des diplômes de meilleurs apprentis de France, avec des médailles d’or, d’argent, et vers des circuits assez pointus. Via cela j’ai accentué la précision dans mes créations. Puis au bout de vingt ans j’ai décidé d’arrêter de former les jeunes apprentis et j’ai poursuivi vers un complément de formation de chaudronnier pour pouvoir manipuler les tubes mais aussi les plaques avec l’idée de recommencer l’expérience d’être chef d’entreprise en créant des pièces originales et uniques.
Suite à cela j’ai travaillé quelques années après en chaudronnerie puis je me suis relancé dans la création, toujours avec du cuivre, du laiton et un petit peu de bronze. Je suis resté accroché à la matière tout au long de ma vie. »
Des aventures à nous raconter ?
« J’ai vécu deux grandes aventures : en 1993, j’ai réalisé une traversée de l’Atlantique à la voile, ce qui m’a énormément enrichi. Puis j’ai réalisé un bilan de compétences qui m’a également énormément enrichi. Ce sont deux aventures qui m’ont vraiment pris aux tripes parce que j’ai appris beaucoup de choses sur moi ainsi que sur le « Pourquoi j’étais aussi proche des métaux, des chalumeaux, et de cette envie de création ». J’ai alors réuni tous les points que l’on trouve dans un bilan de compétences, et ça donne Cuivre Island et toute l’aventure qui s’ensuit. »
Quels sont les points positifs ou/et négatifs de votre métier ?
« À l’heure actuelle, le gros point positif c’est la liberté de créer. Ce que j’aime aussi, lors des salons, c’est de voir quelles émotions peuvent susciter mes oeuvres, dans le regard des gens. Moi-même je pars d’émotion pour créer mes luminaires.
Malgré tout, la liberté coûte cher. C’est dix heures de travail par jour, c’est y penser constamment, c’est travailler six jours par semaine, c’est faire de la communication, se faire voir, connaître, être sur les réseaux, les sites de ventes, manipuler l’informatique, faire des photos, faire de la comptabilité,… il faut tout faire tout seul et être polyvalent. Pourquoi ne pas avoir un apprenti, c’est la question que je me pose. »
D’où viennent vos idées de créations ?

- Luminaire Cuivre Island
« Je fabrique uniquement par des images mentales. Ce sont des formes qui se mettent en place et qui naissent bizarrement avec des courses d’une voiture dans un virage, une branche d’arbre dans la forêt, le vol d’une mouette,… des idées qui viennent d’un peu partout. Je suis influencé de toute part par des trajectoires, des mouvements, des formes qui font naître des idées. Une fois que j’ai approximativement l’image de la pièce en tête, je me mets à fabriquer. Une création est généralement terminée au bout d’une semaine si on associe la mise aux normes, le fait d’aller emmener la pièce chez le fournisseur pour qu’elle soit vernie à la fin, d’aller la chercher et de faire le montage électrique. »

- Bracelet Cuivre Island
Pourquoi crealOuest ?
« J’ai croisé Corine Gillard en 2018, à l’occasion de mes recherches de salon ou de lieu d’exposition. J’ai vu qu’il y avait un salon d’artisan à Vannes, qui s’appelait « Rêves de créateurs », et proposait d’exposer au Palais des arts, là où nous nous sommes rencontrés pour la première fois. Corine est fondatrice de la plateforme collaborative crealOuest dédiée aux métiers d’arts.
Ce site permet de mettre en relation les créateurs, les organisateurs d’événements mais aussi les boutiques éphémères. Je me suis intéressé à cette plateforme et rapproché de Corine pour tout son travail mais aussi pour trouver de nouveaux lieux d’expositions. L’année d’après j’ai participé au salon « Rêves de créateurs » ; puis nous avons partagé d’autres événements. Elle a essayé de réunir toutes les boutiques, les créateurs, répertorié les différents salons, de les mettre en valeur, de les faire connaitre. Nous sommes régulièrement en contact mais le site m’aide à m’informer sur les différents événements qui naissent. Corine a un très grand talent en ce qui concerne l’organisation des expositions, c’est très professionnel et bien pensé. Corine encourage les créateurs et artisans, met en relation toute la filière des métiers d’arts grâce à son dynamisme et son grand sens d’organisatrice. »
Avez-vous des projets ?

- Atelier boutique Cuivre Island Nevez 29
« J’ai ouvert cette année mon atelier/boutique pour vendre mes créations mais également pour proposer des stages de formation, de création de bijouterie/fantaisie et d’autres objets, à l’aide de mes différentes compétences en formation, de mon parcours. L’idée est de fabriquer ses propres bijoux/objets au lieu de les acheter. »
Envie d’en savoir plus sur les créations de Thierry ? Retrouvez toutes les actualités sur son site internet.
>>> Voyager dans l’univers Cuivre Island sur crealOuest
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Je tenais à remercier Thierry Huchet pour son accueil ainsi que pour le temps qu’il m’a accordé.
Je remercie également Corine Gillard qui nous a mis en contact et permis de vivre cette expérience, l’occasion de réaliser un projet d’école assez surprenant.
GRUNERT Klervi.
Etudiante en webmarketing & social media en alternance, Klervi Grunert a rédigé cet article dans le cadre d’une collaboration avec Aurélie Begat enseignante à My Digital School Vannes et crealOuest. Merci à tous !.
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